RDC/Coopération : Félix Tshisekedi appelle ses homologues africains à s’approprier le projet de production des batteries électriques.

Le Président de la République et Président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a invité ses homologues africains à s’approprier le projet de production des batteries électriques, et à insérer l’Afrique dans le vaste marché des véhicules électriques et des énergies propres, dans son discours à la cérémonie d’ouverture des travaux de « DRC-Africa Business Forum », qu’il a présidée ce mercredi 24 novembre 2021, au palais du Peuple, à Kinshasa.

L’hôte de cette rencontre n’a pas raté l’occasion de dresser le contexte et ces opportunités pour le continent, »…je voudrais inviter mes homologues africains à saisir l’occasion qui s’offre à notre continent de construire ensemble l’industrie des batteries électriques dont le marché des véhicules représente 8,8 milliards USD d’ici 2025 et 46 milliards USD en 2050. Cette occasion est à saisir pour chasser l’obscurité en Afrique avec les batteries du futur qui permettront de stocker jusqu’à 500 mégawatts et améliorer ainsi le taux de déserte en électricité nécessaire à l’industrialisation et confort de l’Afrique », a indiqué le Président Félix Tshisekedi, en présence de son homologue zambien, Hakainde Hichilema et des chefs des corps constitués de la République.

Pour le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, les assises de Kinshasa donnent l’occasion de capitaliser les opportunités d’investissement et aussi de réfléchir sur le développement d’une chaine des valeurs régionales pour l’industrie de batterie dans un contexte d’intégration régionale d’industrialisation de l’Afrique et de transition énergétique.

Placé sous le thème : « Développer une chaine de valeur régionale autour de l’industrie des batteries électrique, d’un marché des véhicules électrique et des énergies propres », a dit le Chef de l’Etat, ce forum constitue une véritable opportunité pour les leaders des secteurs public et privé d’accorder leurs vues sur les enjeux de développement de l’Afrique et plus particulièrement sur le processus de sa transformation structurelle voulue par tous. Ainsi, dans ce contexte difficile de la pandémie de Covid-19, a-t-il ajouté, ces assises constituent un cadre adéquat pour penser à la transition des économies africaines d’une croissance brune à une croissance verte, plus résiliente et diversifiée, respectueuse de la préservation des systèmes écologiques et de capital naturel.

Par ailleurs, le Président de la Zambie, Hakainde Hichilema, a dans son intervention à la tribune du Forum, souhaité que le continent africain change après les travaux de Kinshasa, « …l’objectif de ce dialogue est le changement du continent africain qui est considéré comme un continent riche en ressources naturelles », a-t-il déclaré.

Il a à cette même occasion, demandé aux Africains d’exploiter les matières premières de leur continent pour son avancement et aux gouvernements africains de travailler ensemble et d’une manière intelligente, pour changer le continent, avant d’ajouter que les embuscades rencontrées ne peuvent empêcher les Africains de travailler pour faire développer leur continent.

Initié par le gouvernement de la République Démocratique du Congo à travers le Ministère de l’Industrie en collaboration avec la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en partenariat avec la Banque Africaine d’Import- Export (Afreximbank), la Banque Africaine de Développement (BAD), l’Africa Finance Corporation (AFC), la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique ( BADEA), la Facilité Africaine de Soutien Juridique ( ALSF) et le Pacte Mondial des Nations Unies.

Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette activité, notamment le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, le ministre de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya, la ministre des Mines, Antoinette N’samba Kalambay, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi et le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Albert Yuma.

M.A